Ma façon de travailler
Je débriefe le système, pas les gens
Aucun atelier ne sert à montrer aux participants qu'ils sont nuls, et d'une séance il sort des constats, pas des noms. Un diagnostic vaut par le plan d'action qu'il permet de construire, pas par le jugement qu'il porterait sur les gens.
Je laisse des traces qui tiennent sans moi
Je produis des livrables : c'est ma façon de montrer ce que j'apporte, et de laisser quelque chose que d'autres pourront reprendre. Ils sont écrits pour être lus sans moi dans la pièce : les messages clés d'abord, le détail après pour qui veut creuser, la méthode expliquée dedans. Le but n'est pas que le rituel tourne bien quand je le prépare, mais qu'il tourne bien quand je ne le prépare plus.
Des solutions aux problèmes, pas des problèmes aux solutions
Je pousse pour qu'on nomme le problème avant de parler solution : sans ça, rien ne dit que celle qu'on tient est la bonne. Quand c'est mon rôle, je tranche et j'apporte ma réponse : cadrer un dispositif, poser une méthode, former des porteurs. Sur ce qui appartient aux équipes, en revanche, une réponse incomplète qui est la leur vaut mieux qu'une réponse complète que j'aurais soufflée, parce que la seconde ne survit pas à la sortie de la salle. Une séance se termine quand chacun y a trouvé son compte, qu'on sait ce qu'on fait ensuite, et que les actions attendues ont un porteur et une date.
Ce qui coince remonte pendant qu'on peut encore décider
Une contrainte que j'absorbe sans le dire n'arrive jamais jusqu'à celui qui pourrait la lever. Je dis donc ce qui ne rentre pas, et ce que ça coûte. Et quand une conversation difficile revient à un manager, je l'aide à la préparer plutôt que de la mener à sa place.